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Terroirs de Chefs

Lazare, le restaurant-café du chef Eric Fréchon

La gastronomie entre en gare

C’est l'événement de cette rentrée, le chef triplement étoilé, Eric Fréchon (chef du Bristol) ouvre son restaurant-café dans l’enceinte d’une gare parisienne.

Entrée Salle Verrerie Tableau Carte Service Cave Panneau Plat Plat 2 Plat 3 Plat 4 Plat 5 Plat 6 LA salle Vaisselle Eric Frechon Comptoir Produits Produits 2
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Ouvert du petit-déjeuner au souper, la carte sent bon le terroir français. Une cuisine franche et honnête qu’on ne se lasse pas de (re)découvrir.

Lazare est un lieu de vie, ouvert en continu, des croissants du matin, aux grignotages de fin de soirée. Les codes se mêlent ici, et reprennent ceux du bistrot, du café, du restaurant traditionnel avec une pointe d’ailleurs qui nous transporte dans un restaurant-loft de Soho. Cuivre, bois, porcelaine sur les étagères décorent la grande salle, habilement divisée en plusieurs ambiances : comptoir-table d’hôtes, salon cosy avec fauteuils et salle de restaurant classique.

La carte façon « Une » de presse distille ses gourmandises le long de ses colonnes. Sur la gauche, les petites annonces, comprenez le semainier, qui nous plonge directement dans l’esprit bistrot cher au chef. Lundi, c’est quenelles de brochet sauce nantua puis foie de veau pour finir la semaine sur une omelette aux chips et oignons séchés. « L’édito des entrées » offre toute une gamme de prix, allant du potage santé bon marché à des mets haut de gamme comme ces divines morilles des pins cuisinées au vin jaune. Puis des plats de ménagère côtoient la grande tradition culinaire française en passant par quelques recettes modernes et audacieuses.

Ne prenons pas le train en marche et reprenons depuis le début. Le repas commence par un œuf mimosa de bonne facture, revisité à la mode maritime avec thon et crabe. Simple bien sûr, mais délicieux et bien réalisé. L’équipe a fait le choix de mises en scène pour certains plats, les morilles en font partie. Les demoiselles des pins finissent de cuire dans une poêle qui sort des cuisines jusqu’à la table. Elles sentent bon la terre et le vin jaune.

Puis on pioche dans le semainier. C’est mardi, c’est foie de veau. Il est rôti au vieux vinaigre et repose sur une compotée d’oignons roses. Le cabillaud, idéalement nacré, arrive caché sous une salade de tétragone (épinards d’été) tout juste cuite. Le chef clame l’amour du bon, du produit. Ici, on le respecte, on le met joliment en scène sans autre artifice sinon de susciter la gourmandise.

Point de Paris-Brest à la carte des desserts mais un Paris-Deauville, hommage à la région natale du chef. Ni flan, ni soufflé, ni vraiment gâteau, il se rapprocherait plutôt d’une crème caramel bien ferme. Une fin de repas qui rappelle doucement les dimanches midis chez la grand-mère.

Une maison authentique dans laquelle on se sent définitivement bien, dans un quartier encore trop pauvre en surprises gastronomiques.

Vanessa Besnard

Terroirs de Chefs

Lazare

Rue Intérieure - Parvis de la gare Saint-Lazare

Tél : 01 44 90 80 80

Ouvert tous les jours

Site : www.lazare-paris.fr

Métro Saint-Lazare

Carte 50 €

Menu du dimanche comme chez mamie 38 €

Formule petit-déjeuner 9 €

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